Durée des études en temps de crise

Rédigé par Yacine - 20 janvier 2013

 

 

C'est la crise depuis 2008-2009.  Le chômage a augmenté, les restructurations et suppressions d'emplois ne cessent d'être annoncées par les entreprises depuis 2008. Le marché est donc inondé par des demandeurs d'emplois, et entre temps de nouveaux diplômés fraîchement sortis d'écoles et universités se retrouvent sur ce marché ... C'est la crise, et l'emploi se fait rare.

 
Dans cet article nous allons voir l'impact de la crise sur la longueur des études. Il est logique de penser qu'en temps de crise, la longueur des études se rallonge. Les étudiants, ne trouvant pas forcément le métier qui leur convient, ou ne trouvant pas de job tout simplement se tournent vers un Master supplémentaire.
 

 
Ceci pourrait instaurer un cercle vicieux. En effet, ces étudiants qui rallongent leur études modifient les normes du marché dans le sens où il détiennent un diplôme supplémentaire,et qu'ils rehaussent le niveau d'embauche d'un Junior. Les entreprises s'intéresseront donc plus facilement à ces bi-diplômés plutôt qu'à des mono-diplômés. Partant de ce postulat, les étudiants auront tendance à faire de plus en plus un diplôme supplémentaire afin de deumeurer compétitif, et la boucle du cercle vicieux est bouclée.
 
Voici un article intéressant >>ICI<< qui montre que le diplôme fait encore plus la différence en temps de crise.
 
J'exposais il y'a peu de temps ce point de vue là à des collègues de travail, après une longue discussion, il s'avère que le taux de scolarisation demeure structurellement le même depuis la fin des années 90. La conjoncture ne modifie que très légèrement la tendance.
 
Ci-dessus, le taux de scolarisation en France par âge et par année. Les données peuvent être récupérées sur le site de l'INSEE >>ICI<<.
 
 
 
On peut y voir que, structurellement, le taux de scolarisation a très fortement augmenté entre le début des années 80 et la fin des années 90. Le point le plus haut est atteint en 95-96. 
 
Voici un article qui parle de la démocratisation du baccalauréat et l'augmentation de la durée des études durant les années 80 et 90. >>ICI<<
 
Intéressons nous aux données entre 2005 et et 2011 pour y voir l'effet de la conjoncture.
 
 
 
Il y a une légère tendance baissière avant 2007. Cela pourrait être interprété par le fait que le marché de l'embauche se porte bien, que ces dernières se font très rapidement, sans forcément atteindre un diplôme de niveau bac+5.
 
Après 2008, il y a une légère hausse, qui redescend néanmoins en 2009. On peut y voir que cette hausse est plus accentuée pour les moins de 23 ans. Cela prouve que les étudiants ont plus tendance à prolonger les études jusqu'au moins un bac+5. Pour les plus de 23 ans, cette hausse est moins importante, il faudrait néanmoins comparer la différence en pourcentage et non pas en niveau pour en avoir une idée précise (en effet une hausse de 50% à 53% ne représente pas la même chose qu'une hausse de 20% à 22%).
 
Ainsi la "sur-diplômation" dont on parlait au tout début n'est en fait qu'un phénomène minoritaire ...
 
C'est dommage que l'on ait pas les données concernant l'année 2011-2012, que je ne trouve pas sur le site de l'INSEE. Par ailleurs il serait aussi intéressant d'avoir les chiffres concernant le nombre d'étudiant ayant choisi de faire un doctorat.
 
Pour conclure, voici un dessin de Ougen :
 
 

Faites virevolter cet article sur internet!

author_avatar

Auteur: Yacine

Ingénieur Financier et Ingénieur Informaticien.

Je suis passionné par la finance et l'économie le jour. Geek invétéré durant les heures les plus sombres, d'où le titre du blog : Le Shadow Blog.

Classé dans : Finance - Mots clés : Conjoncture, Economie, Diplome

Écrire un commentaire

Quelle est la dernière lettre du mot jkvbc ? : 

Réseaux Sociaux

Rechercher

Catégories

Derniers articles

Twitter

Mots clés